On connaît Henri Irénée Marrou (Marseille, 1904-Bourg-la-Reine, 1977) comme éminent historien, spécialiste du christianisme de l’Antiquité et de musicologie.
On connaissait moins, c’est peu de le dire, Marrou écrivain d’oc jusqu’à la publication, en 2023, à l’instigation du regretté Luc de Goustine, de ses poésies de jeunesse écrites dans cette langue (La source occitane, Cahiers de Carrefour Ventadour).
On ne savait rien de la nouvelle qu’il avait écrite en provençal à la même époque, La Lèio d’amelié (L’Allée d’amandiers), sinon qu’elle avait été imprimée par son père ouvrier typographe en 1924. Sa famille en avait conservé un exemplaire au moins, heureusement retrouvé.
C’est ce récit fascinant, dont le thème fut aussi traité par Marguerite Yourcenar (L’homme qui a aimé les Néréides, dans ses Nouvelles orientales) qui est aujourd’hui publié avec une traduction française, un commentaire et des notes pour en éclairer la lecture.
Philippe Gardy présente et édite le texte provençal avec une traduction en français. L’ouvrage comprend également une étude de cette œuvre unique ainsi qu’une reproduction en fac-similé du seul exemplaire connu.